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Petit scarabée s'éveille...

Petit scarabée s'éveille...

... au pays des hommes libres : réflexions et travail en Thaïlande

Semaine sans cours... mais je travaille quand même !

Lundi 27 février 2017

 

Cette semaine là, les étudiants ayant des examens tous les jours, on s'est arrangés ensemble pour dire qu'il n'y avait pas cours de toute la semaine. Mes autres collègues m'avaient prévenue que la plupart des élèves ne viendraient pas en cours justement pour réviser les examens et que donc ça ne servait à rien de faire cours dans ces conditions. 

Cela m'arrange beaucoup car en tant que professeur qui débute, j'ai encore beaucoup de préparations à faire avant les cours. Eh oui, même si je suis les programmes établis par mes collègues (du moins pour 2 de mes 3 cours), et cela me fait déjà du travail en moins, je dois quand même évaluer ce que je fais à chaque séance, de quel matériel j'ai besoin, quels exercices du manuel je vais faire. Parce que oui, on ne suis pas un manuel aveuglément, il faut faire soi-même les exercices pour évaluer si c'est pertinent ou non de le faire en classe, si c'est intéressant pour les étudiants ou non, etc... Je calcule aussi le temps approximatif de chaque activité, de manière à tout caser pendant le cours (j'ai 3 cours de 3 heures et 1 de 4 heures).

Vous ai-je dit mon emploi du temps ?

- mardi : Compréhension et expression orales 2 de 13h à 16h pour les L2

- mercredi : Français 6 (cours général) de 16h à 19h pour les L3

- jeudi : Compréhension et expression orales 2 de 9h à 12h pour les L2 (car je rattrape les cours qu'ils n'ont pas eu depuis le début du semestre)

- vendredi : Compréhension et expression orales 1 de 8h à 12h pour les L1, option de français (ces élèves là ont une autre matière dite "majeure" et choisissent en option une autre langue, option dite "mineure")

A cela s'ajoutent des heures de permanence obligatoires (en gros, je reste dans mon bureau au cas où les étudiants veulent me poser des questions) et ce 4 heures par semaine. J'ai choisi le mardi matin et le mercredi après-midi. 

 

Et dans le cas du cours pour les L2, je dois préparer entièrement le programme du semestre, ce qui n'est pas une mince affaire ! C'est donc ce à quoi je me suis attelée toute cette semaine durant. Et aussi pour profiter de la clim, héhé !^^

Autrement, rien à dire de cette journée. Je crois presque tous les collègues, ma collègue C. me prêtre un fer à repasser, ce qui est très gentil de sa part, et un collègue me montre les copies d'examen des L4. Une catastrophe ! Le cours porte sur la littérature française du 18-19ème siècle et les phrases ne veulent rien dire ! Y a du vocabulaire, oui, mais mon collègue déplore le manque de "critical thinking" ou pensée critique chez les élèves. Probablement parce que dans la culture éducative thaïlandaise, l'élève écoute et le professeur demande rarement à celui-ci d'exprimer son opinion. Oh là là ! Je vais essayer de travailler ça aussi de mon côté dans mes cours. 

Je dine d'un riz bien trop épicé qui me brûle les papilles et de nems. Ouais, j'ai le droit !

Semaine sans cours... mais je travaille quand même !

Mardi 28 février 2017

 

Travail à la fac puis sortie avec T. et R., qui ont toutes les deux vécu en France mais T. a du mal à le parler au contraire de R. qui cherche plutôt à s'améliorer (alors qu'elle a un meilleur niveau que les étudiants... bouhou ! C'est le monde à l'envers !). En effet, je cherche à me ré-approvisionner en fruits, notamment le fruit du jacquier, mais je ne connais pas tous les marchés du quartier. 

Qu'à cela ne tienne, elles m'emmènent dans 3 marchés différents pas si loin de chez moi, mais toujours pas mon fruit ! Tant pis, c'est déjà bien que j'ai exploré un peu plus le quartier ! 

On se sépare là et je m'achète une salade de crevettes et mangue qui à bien failli me tuer la bouche et la langue !! J'explore aussi un peu les mystères du 7Eleven (le convenience store ouvert H24) et j'achète un drôle de soda thé vert gazeux franchement pas mauvais ! J'en avais bien besoin après mon suicide buccal... (suicide parce que c'est pas parce que je sens ma bouche mourir à peti... GRAND feu que je dois jeter la nourriture ! Je mange jusqu'au bout !). 

Semaine sans cours... mais je travaille quand même !
Semaine sans cours... mais je travaille quand même !

Mercredi 1er mars 2017

 

Travail à la fac puis avec mon N., nous avons été invités (en avance) à diner par un professeur d'anglais de la fac. D'autres profs d'anglais (et probablement plein de natifs) seront au RDV. Nous allons donc faire des courses en prévisions de cette "party" : légumes, boissons, nouilles.

N. m'aide aussi à aller dans un magasin d'électronique pour que je m'achète un câble spécial compatible Apple afin que je puis brancher mon Mac au rétro-projecteur pour les cours. J'avais déjà essayé d'emprunter des ordinateurs de la fac mais c'est vraiment chiant à utiliser. Ca m'a coûté dans les 37 euros et j'ai 3 prises différentes : celle pour le rétro, celle pour connecter la TV au mac (HDMI) et celle pour connecter à une diapositive, mais bon, du 3 en 1, ça vaut le coup je pense !

On finit par arriver dans une belle maison dans un quartier tranquille, où mon ami N. me lâche parmi la foule de profs d'anglais étrangers (waah, plein de blancs ! Ca me rappelle la France !^^) et je dois soudainement me remettre à parler anglais, en espérant ne pas bafouiller ! En plus, point commun étrange, mais ils étaient tous chauves... un must have en Thaïlande ?^^

D'entrée de jeu, je rencontre un couple d'américains, dont la femme, J., a vécu à Bangsaen pendant 10 ans pour enseigner l'anglais ! Wouah ! Je lui demande de me faire visiter la ville, mes nos plans tombent à l'eau parce que je ne sais foutrem...!!!! pas faire du vélo... Zut....

De l'autre côté, parmi tous ces américains se trouve un britannique venant de Liverpool et qui est ravi de me rencontrer (on a parlé relation historique entre France et Grande Bretagne). Pourquoi ? Parce qu'apparemment, toutes les personnes qu'il rencontre ont énormément du mal à le comprendre lorsqu'il parle... à cause de son accent ! Même et surtout pour les compatriotes américains ! Je suis ravie bien sûr, mais ne n'ai pas osé lui dire que parfois, moi aussi j'ai eu du mal à comprendre au début, mais en même temps, il y avait 5 mètres de distance entre nous et du bruit. Je remercie donc chaleureusement mes profs d'anglais du collège et du lycée, et qui m'ont donc habituée à l'accent britannique, jusque dans une certaine mesure (et je ne pensais pas que ça serait un avantage un jour !^^). 

Je discute aussi beaucoup plus avec E. que j'avais rencontré déjà une fois et nous parlons un peu interculturalité, ce qui me ravit bien sûr ! Toutes les deux, on a déjà posé des questions sur la culture thaïlandaise et on a toutes les deux eu les mêmes réactions un peu surprises. Non pas parce qu'elles étaient choquées, mais plutôt surprises parce qu'elles n'avaient encore jamais porté de regard sur elles-mêmes et la manière dont elles avaient intégré la culture. Par exemple, les thaïlandais peuvent avoir plus ou moins des prénoms à rallonge, mais quoi qu'il arrive, ils ont forcément tous un surnom que la famille puis les amis peuvent utiliser. C'est la même chose avec mes étudiants, quand je leur demande comment ils s'appellent, ils me répondent pas leur surnom et non le nom que j'ai sur ma liste d'appels. Au début, on pourrait penser que c'est parce qu'ils savent que nous, les étrangers, on a du mal avec leurs prénoms, mais si on y réfléchit bien, les étrangers ne sont pas à l'origine de cette pratique, elle est bien trop répandue et généralisée pour ça. Et donc quand je demande pourquoi ils ont cette habitude de donner des surnoms au gens, ils me disent juste que c'est comme ça. 

En voilà un mystère à résoudre !

En ce qui concerne le diner, je n'avais pas mon portable sur moi donc désolée, pas de photos ! Mais c'était vraiment impressionnant ! Un vrai buffet avec des pâtes sauce tomate, des pâtes sauce fromage (oui !), des vermicelles, des boulettes de riz, du curry vert, une salade de papaye (mais que je n'ai pas essayée car trop pimentée), des langoustes à n'en plus finir, du calamar (je crois), des pousses de tournesol, et je ne sais plus quoi d'autre ! Bref on a mangé à s'en éclater la panse !^^

 

Jeudi 2 mars 2017

 

Travail à la fac puis N. et moi, on rejoint T. et R. pour jouer au badminton. Il faut savoir que R. est une championne de badminton, elle a déjà fait des compétitions (elle joue en équipe) et je crois qu'elle est professionnelle mais je ne suis pas sûre. Toujours est-il qu'elle apprend à N. à alterner les passes courtes et longues, car ça fait bouger plus (déjà) et que ça rend le jeu plus intéressant (c'est vrai). Mais pour moi, qui sait juste rester au même endroit et juste bouger le bras droit, et entendre R. me dire "JOUE !" de manière furieuse à chaque fois que le volant se dirigeait vers moi, forçait mes pieds à bouger un peu. Oui juste un peu, je manque toujours la balle !^^

Bref, après avoir bien transpiré, on va diner ! 

Et là, N. et T. m'emmènent dans un resto ou le menu est déjà sur la table, et où on écrit soi-même sur un papier ce qu'on veut commander, pour ensuite le donner en cuisine (ou le stand de cuisine, parce qu'y a pas de vraie cuisine). N. me dit de bien en profiter car ne pas savoir lire et écrire en thaï me rend ce genre de resto un peu inaccessible. Et ça me frustre bien ! Car sur les stands, au marché, tout est écrit en thaï, et très peu en anglais. On doit déduire ce qu'il y a à manger par rapport à ce qu'on voit et parfois, on voit rien du tout, vu que pour beaucoup de cas, une multitude d'ingrédients sont disposés dans divers bols, pré-découpés et prêts à être mélangés. Et c'est bien gênant quand on ne sait pas à quoi doit ressembler le résultat final ! Ou qu'on ne sait pas quels ingrédients sont dans les bols ! 

J'ai pris un riz aux légumes, tout simple et pas épicé !

J'ai pris un riz aux légumes, tout simple et pas épicé !

WEEKEND du vendredi 3 mars au dimanche 5 mars 2017

 

Comme l'anniversaire de N. est samedi, je lui achète un gâteau d'anniversaire au supermarché, car il m'avait dit que ses parents ne fêtaient pas vraiment à l'occidentale l'anniversaire, voire ne le fêtent pas du tout (et N. non plus) et ça m'a bien attristée. Enfin, quand tu as une occasion de manger du gâteau, ça se refuse pas, évènement ou non ! En plus, il m'a dit que lui et ses parents allaient probablement aller prier au temple pour l'occasion. Ah, effectivement, c'est très festif tout ça. 

Je ne sais pas si je dois considérer cela comme étant une pratique culturelle ou non, vu que je n'ai demandé qu'à une seule personne, mais en tout cas, quand j'ai essayé d'acheter des bougies ou des allumettes, je n'ai pas réussi à en trouver dans le grand supermarché (mais je n'ai pas fait tous les rayons et ils sont peut-être cachés quelque part) mais j'ai juste réussi à trouver des bougies au 7Eleven et un briquet. Pas d'allumettes. Et les bougies n'avaient le petit socle en forme d'étoile pour caler la bougie sur le gâteau. Donc j'en ai déduit qu'ils y a des gens qui doivent fêter leur anniversaire, mais pas forcément de manière régulière ou de manière importante, au vu du rayon très appauvri du convenience store. A creuser. 

 

Le samedi soir, R. m'a emmené à ma demande dans un très grand marché qui s'appelle le Walking street. En gros, on y trouve des produits qu'on ne trouverait pas dans les marchés de quartier, avec en grande majorité des vêtements et de la nourriture. Il y a quand même des petits stands d'artisanat ou de fait main qui sont pas mal. J'ai surtout retenu que c'était la première fois que je montais sur une mobylette sans rien pour m'accrocher alors je me suis vivement cramponnée aux épaule de R. qui se marrait bien à chaque fois qu'elle accélérait ou qu'elle devait tourner. Bref, c'est bizarre comme sensation. Je veux juste qu'on invente un genre de ceinture de sécurité pour moto ! T-T

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